Sous ce titre on retiendra :
les moyens à la disposition du sauveteur sont insuffisants pour un bon traitement.
en prévenant l’état de choc, si les plaies sont étendues ou profondes, allonger le blessé à plat, le couvrir, le réconforter ; en prévenant la surinfection (protection contre la poussière en particulier). La partie atteinte est emballée à l’aide d’un tissu propre, fraîchement repassé.
le blessé est évacué non vers le cabinet du médecin parfois insuffisamment équipé, mais directement au service d’urgence d’un centre hospitalier.
Permettant d’isoler rapidement n’importe quelle partie du corps, ils peuvent maintenir aisément une compresse, un mouchoir, un linge propre posé directement sur la plaie. Bien appliqués, ils ne sont pas douloureux, ne glissent pas, ne se déplacent pas.
Il est en général improvisé : une serviette, un grand mouchoir, un carré de toile propre et fraîchement repassé, plié en diagonale, pour réaliser un triangle. Il est conseillé toutefois de garder dans la trousse de voiture et dans l’armoire à pharmacie familiale un ou deux triangles de toile sous pochette stérile.
Le grand côté du triangle est noué autour de la ceinture, le sommet se pose sur l’une ou l’autre des épaules ; fixer un lien, genre petite cravate, ceinture de toile, à ce sommet, avec un noeud plat ; le lien est ensuite attaché aux deux chefs au niveau de la ceinture. Le même principe est utilisé pour une plaie de l’abdomen.
L’articulation doit toujours être fléchie lors de l’emballage. La pointe du triangle est dirigée vers la racine du membre.
La base du triangle se trouve au niveau de l’avant bras ou de la jambe ; les deux chefs se croisent au creux de l’articulation et sont noués au dessus de celle ci en bloquant le sommet.
Le triangle est placé toujours pointe vers la racine, la base est repliée, enveloppant entièrement la main ou le pied, puis les 2 chefs viennent se croiser et s’attacher en bloquant le sommet rabattu soit autour de la cheville, soit autour du poignet.
Le triangle est placé pointe sur l’épaule ; les chefs se croisent autour du bras et s’attachent généralement sur la face externe. Pour maintenir le sommet, l’attacher à un lien qui passe ensuite sous l’aisselle opposée et se noue de préférence légèrement sur le thorax pour ne pas gêner en position assise.
Le même principe est utilisé. C’est la ceinture qui maintient le sommet du triangle ; les deux chefs s’attachent autour de la cuisse.
L’emballage recouvre la section atteinte entre deux articulations qu’il ne faut pas couvrir. Si le sommet du triangle reste en direction de la racine du membre, on fait coincider un des côtés de l’angle droit avec l’axe du membre ; le deuxième côté de l’angle droit s’enroule de façon à plaquer le sommet, alors que le dernier chef s’enroule en sens inverse en remontant ; les deux chefs sont ensuite noués ensemble à mi hauteur par un noeud situé à l’opposé de la blessure.
Il est évident que la réanimation est affaire de spécialiste ; cependant, en cas d’arrêt cardiorespiratoire, il est important de savoir que le cerveau humain ne peut supporter une absence d’irrigation supérieure à 3 min. ; au delà de cette limite, la mort est quasiment inévitable. Par ailleurs, le décès brutal d’un accidenté ou d’un malade inconscient est souvent sans rapport avec la cause initiale.
La mort est souvent due : à l’asphyxie que crée la langue en tombant dans l’arrière gorge, car un sujet inconscient perd tous ses réflexes ; à l’inondation pulmonaire subite, provoquée par des sécrétions digestives ou du sang ; à l’état de choc, qui est la défaillance de l’organisme devant l’importance de l’agression.
Les causes provoquant l’arrêt cardiorespiratoire sont diverses : les maladies cardiaques, les grands brûlés, les électrocutions, les convulsions, etc.
Outre leur gravité propre, tous ces états risquent d’entraîner une détresse respiratoire avec ou sans arrêt cardiaque,
En cas de malaise avec perte de conscience et quelle que soit son origine, il faut toujours craindre une asphyxie ou un arrêt cardiaque. Un sujet inconscient perd tous ses réflexes, en particulier : le réflexe de la toux (les mucosités et les vomissements peuvent suivre de fausses routes, entraînant une inondation pulmonaire), le réflexe des muscles de la langue (celle ci risque de tomber dans l’arrière gorge si le sujet est couché sur le dos, créant ainsi une asphyxie surajoutée).
La surveillance continue de ces malades, en attendant l’arrivée de l’équipe médicale, est capitale. Au moindre signe d’aggravation, il faut être prêt à pratiquer à temps le bouche à bouche et le massage cardiaque externe. Tout retard peut être fatal.