Chez le nourrisson, il faut distinguer les vomissements des régurgitations et des ruminations.
phénomène actif accompagné d’une sensation de malaise, de gêne, de nausées.
phénomène passif non lié à un état de gêne et conduisant au rejet d’une petite quantité du lait ingéré, faisant suite à la tétée ou au repas.
Ces manifestations, que facilitent les changements brusques de position, disparaissent après les premiers mois de la vie. Elles ne doivent pas être pour la mère un sujet d’inquiétude et n’exigent aucun traitement particulier.
certains nourrissons peuvent volontairement faire remonter une partie du contenu de leur estomac dans la demi heure qui suit la tétée ou le repas. Il s’agit alors d’une véritable rumination semblable à celle des ruminants.
C’est un vomissement provoqué avec parfois introduction des doigts dans la bouche et l’arrière gorge. Les remontées obtenues sont à nouveau avalées par le nourrisson.
Dans tous les cas les vomissements restent toujours pour la mère une préoccupation quel que soit l’âge de l’enfant.
Rarement isolé, ce trouble digestif peut s’associer à des coliques, de la diarrhée ou au contraire une constipation, une augmentation de la température (fièvre), mais aussi à une modification du comportement, à une atteinte de l’état général : fatigue, pâleur du visage, traits tirés, agitation ou au contraire abattement.
C’est le tribut courant mais banal d’un repas trop copieux, d’une intolérance en présence de tel ou tel aliment qu’il convient de rechercher pour l’éliminer au maximum du régime de l’enfant. Chez l’adulte, l’abus des boissons alcoolisées prend une large part dans les causes d’indigestion.
Les vomissements sont parfois accompagnés de douleurs abdominales, de coliques ou de diarrhées.
Dans le meilleur des cas, le rejet des aliments non digérés ou mal digérés soulage rapidement le sujet et les nausées disparaissent.
Dès la fin des vomissements, l’enfant est soulagé et se sent mieux.
Laisser faire et même favoriser les vomissements puis garder de préférence l’enfant à la diète jusqu’au lendemain.
Il est possible de le faire boire, de lui donner une tisane bien que celle ci ne soit pas parfaitement tolérée par tous.
Il est parfois conseillé de neutraliser partiellement l’acidité gastrique à l’aide de poudre ou de comprimés alcalins ou de bicarbonate de soude.
En prévision de cet incident fréquent l’avis du médecin traitant peut être demandé au préalable.
En dehors de l’intoxication par les champignons vénéneux soit avec l’apparition de signes précoces (intoxication muscarinienne) soit avec des signes tardifs et gravissimes : intoxication par la phalline (amanite phalloïde), les causes les plus fréquentes d’intoxication chez l’enfant sont l’absorption d’aliments avariés, manquant de fraîcheur : crème, charcuterie, poisson, coquillages, conserves...
Il faut observer d’ près les signes associés : surveiller l’état général, la conscience ; recueillir les vomissements et les urines ; rechercher au niveau du malade ou de son entourage la cause possible de l’intoxication ; rejeter tout remède de bonne femme ; alerter le médecin au plus tôt.
Il n’existe pas de contrepoison universel. Le lait n’est pas un contrepoison, il est parfois déconseillé, voire dangereux dans certains types d’intoxication.
Les vomissements sont généralement un symptôme simple des troubles digestifs. Il faut savoir différencier cet accident banal d’un accident plus sérieux, qui doit conduire à appeler suffisamment tôt le médecin et à ne commettre aucune erreur en l’attendant.
des vomissements qui durent plus d’une demi heure et des vomissements associés à des troubles digestifs, nerveux, ou à une augmentation de la température.