Les drogues peuvent interférer avec la mémoire et la vivacité mentale : ceux qui en font un usage régulier n’ont pas les mêmes processus de pensée usuels qu’auparavant. Certains de ces changements sont à court terme, d’autres à long terme.
Même en l’absence d’autres signes physiques, les parents doivent pouvoir observer le fait que les enfants qui reviennent à la maison ivres ou stoned sont moins éveillés et moins attentifs qu’à leur départ. La plupart des adultes savent à quel point l’alcool embrouille la pensée. La marijuana affecte la mémoire à court terme, ce qui se remarque dans la parole, la recherche des mots et la conduite de plus en plus dangereuse au volant. Les stimulants déforment la pensée, laissant souvent les utilisateurs avec un air d’arrogance ou de paranoïa ; les dépresseurs affectent et ralentissent la pensée ; le PCP peut pousser ses usagers à se croire invincibles.
Les enseignants remarquent souvent ces changements avant les parents : les jeunes qui se présentent à l’école en état d’euphorie apprennent moins et plus lentement, oublient les devoirs, ratent les tests et peuvent être mis en retenue ou décrocher de l’école.
Un mot sur les black outs : les black outs ne sont pas l’équivalent d’une perte de connaissance, même si la drogue provoque également l’évanouissement chez ses usagers. Dans un véritable black out, les usagers sont conscients, mais ils ne se rappelleront pas, plus tard, de ce qu’ils ont dit ou fait, et peuvent nier leurs gestes même si des témoins les leur racontent. La plupart des black outs sont plutôt brefs, et peuvent durer quelques moments ou toute une soirée, mais les alcooliques de longue date peuvent faire l’expérience de black outs qui durent des semaines ou même des mois.
Les hallucinogènes provoquent des hallucinations conscientes peu après l’ingestion de la drogue, et aussi parfois à répétition des jours, des mois ou des années plus tard ; on les appelle alors des flashes back.