Le PCP est une drogue étrange. Pour bien des autorités en la matière, il est dans une catégorie à part, car il peut imiter les effets de toutes les autres catégories de drogues simultanément. A dose faible, il peut agir comme un stimulant, augmenter le rythme cardiaque et la pression sanguine, et en même temps agir comme les dépresseurs, en détruisant la coordination musculaire et en ralentissant la respiration. Ces effets s’intensifient à dose plus forte. Le personnel des salles d’urgence sait que les utilisateurs peuvent être presque comateux à un moment et violents l’instant d’après. Les utilisateurs acquièrent une telle force et une telle immunité à la douleur qu’on en a vu briser des menottes de police. S’ils se blessent, ils peuvent même ne pas s’en apercevoir. Le PCP est imprévisible : ses effets changeront d’un utilisateur à un autre, et d’un usage à un autre. Il produit des réactions extrêmement rapides lorsqu’on le fume. Pour cette raison, on le substitue ou on l’ajoute souvent à d’autres drogues, pour obtenir un sentiment d’euphorie rapide qui peut être très dangereux pour l’utilisateur innocent.
Cristaux granuleux dont on saupoudre le tabac ou la marijuana, pour les fumer. On peut en sniffer sous la forme d’une fine poudre. On peut également le trouver sous forme de pilule ou en liquide à injecter.
Aucune.
Poussière d’ange, cristaux, DGA, cyclone, chimique, angel dust ; tranquillisant à porc, à cheval ou à éléphant. Lorsque mélangé à la marijuana : superweed ; killer weed ; crystal joints.
Agréable : euphorie ; relaxation ou stimulation ; sentiment d’apesanteur, de flottement ; distorsion du temps et de l’espace.
Désagréable : anxiété ; agitation ; paranoïa ; panique ; terreur ; confusion ; regard fixe et vide ; stupeur ; rigidité ; incapacité de parler ; isolement ; dépression.
Les effets physiques sont les mêmes dans un cas comme dans l’autre : augmentation de la pression sanguine et du rythme cardiaque ; respiration superficielle et rapide ; miction accrue ; transpiration ; nausée et vomissement.
Intensification des effets désagréables : comportement erratique et bizarre ; discours incohérent ; désorientation ; paranoïa ; comportement violent ; panique ; terreur ; peur de la mort ; alternance de pression anormalement haute et basse ; respiration lente, superficielle et irrégulière ; nausée et vomissement sérieux ; forte salivation ; miction diminuée.
Affaiblissement de la pensée et de la mémoire ; flashes back ; problèmes de la parole (bégaiement, problèmes d’articulation ou totale incapacité à parler) ; anxiété et dépression sérieuses ; paranoïa ; violence ; suicide.