Il y a encore quelques années, peu de jeunes s’injectaient leurs drogues, pour plusieurs bonnes raisons. Les injections étaient principalement réservées aux drogues comme l’héroïne, que même ses usagers trouvaient dangereuse.
Cela impliquait également qu’il fallait se procurer des aiguilles difficiles à trouver, c’était douloureux, cela créait des « rushes » plus puissants mais une dépendance plus rapide, et cela laissait des marques apparentes.
Aujourd’hui, l’aiguille est devenue populaire avec l’usage répandu des stéroïdes. Les usagers de stéroïdes se plantent l’aiguille dans les muscles plutôt que dans les veines comme les héroïnomanes invétérés, mais d’une façon ou d’une autre, des signes visibles marques d’aiguilles, plaies d’injection, démangeaisons ou brûlures, veines dégonflées ou des tentatives de les camoufler sont des indices certains d’un usage intensif de la drogue. Bien que l’usage d’aiguilles soit plus probablement un signe d’usage de stéroïdes aujourd’hui, nombre d’autres drogues peuvent arriver sous forme injectable et sont ainsi plus dangereuses. Les traces d’aiguilles sont une marque indéniable de l’héroïnomane.
La plupart s’injectent l’héroïne dans le bras, mais ceux qui tentent de cacher leur habitude peuvent se l’injecter plutôt dans la jambe. L’usage intensif provoque un dégonflement des veines, et les héroïnomanes s’injectent ensuite la drogue dans d’autres zones du corps, partout où ils pourront trouver des veines encore en bon état.
Les adeptes des stéroïdes ne se piquent pas aussi régulièrement que les héroïnomanes, bien qu’au cours d’un « cycle » de stéroïdes une période de plusieurs semaines d’usage de la drogue, suivie par une période équivalente sans drogue , ils s’en injecteront fréquemment. Ils préfèrent aussi des « coups au cul », des injections dans le haut de la fesse, la zone la plus musclée du corps. Ces marques d’aiguilles sont bien dissimulées et ne paraissent pas autant que sur la peau plus tendre de l’avant bras.
Les stéroïdes, des drogues qui sont conçues pour produire des changements dans le corps, affectent la peau aussi bien que les muscles. L’acné grave est souvent un effet secondaire de l’usage des stéroïdes. Les usagers sont également susceptibles d’avoir la peau rose et gonflée, le visage et le cou enflés et la peau étirée sur des muscles nouvellement formés. La couleur de la peau peut être affectée soit par la jaunisse, soit par un noircissement.
D’autres drogues ont des effets cutanés différents. Fumer du tabac ou de la marijuana peut décolorer les doigts. L’alcool laisse souvent la peau froide et moite. Bien des drogues font suer abondamment leur usager : les amphétamines, le LSD, même la cocaïne, peuvent élever la température du corps à forte dose.