Les modèles de pipes varient largement : de la pipe à tabac ordinaire, en bois, achetée au magasin, à des appareils géants, d’un pied ou plus de haut, appelées « bongs » ou « bhongs », à des narguilés métalliques. Nombre d’entre elles sont de minuscules pipes de métal ou de verre, de quelques pouces de longueur, au fourneau beaucoup trop petit pour contenir une quantité suffisante de tabac. Toutefois, ces pipes peuvent contenir suffisamment de haschisch pour permettre à quelqu’un de planer. Certaines pipes de plus grande dimension sont si élaborées et si voyantes que leurs usagers prétendent souvent qu’elles n’ont qu’une fonction : être vues. C’est rarement vrai. Selon toute probabilité, une pipe n’a qu’une fonction véritable : faire chauffer et inhaler des drogues.
Les utilisateurs qui ne peuvent acheter de pipes ou ne veulent pas la laisser traîner, de façon à s’attirer des soupçons, peuvent aisément s’en fabriquer une. On peut se fabriquer une pipe à bon compte avec une canette de boisson gazeuse. Les jeunes enfoncent le côté de la canette et perforent cette zone de plusieurs trous. Après avoir rempli ce creux de marijuana et avoir allumé celle ci, on peut aspirer la fumée de marijuana à partir de l’ouverture normale de la canette. Lorsqu’on a fumé la drogue, tout ce qui reste est une canette écrasée, sans aucun rapport apparent avec la drogue. Un simple rouleau de papier de toilette peut devenir un outil à fumer, si on le perce de trous suffisamment grands pour retenir le bout d’un joint de marijuana. Les lèvres suçant la fumée à une extrémité, et la main couvrant l’autre extrémité pour retenir la fumée à l’intérieur, les jeunes ont créé une pipe maison, jetable, qui leur permet d’aspirer plus de fumée par bouffée qu’avec un joint seul. Même un bout de papier d’aluminium enroulé peut servir de pipe à pot. Les jeunes ont une créativité sans limite lorsqu’il s’agit de trouver de nouvelles façons de prendre de la drogue.